lundi 13 mars 2017

Anne Pesce, "La vitesse de la lumière est de 300000 Km/s"

Galerie de la Marine, Nice




A ceux qui ne cessent de proclamer l'extinction de la peinture, Anne Pesce répond avec brio en montrant combien  celle-ci, au delà de ce qu'elle voudrait représenter ou susciter, reste un vaste champ d'expérimentation, toujours en jachère.
 Qu'il y ait figure ou pure abstraction, trace ou empreinte, trame d'un dessin ou simple espace coloré, l'artiste élabore ici ce lieu de recherches qui ne peut se satisfaire que d'une pratique continuelle, acharnée, et donc inaboutie. Car Anne Pesce, en nous livrant ses carnets de croquis et de voyages en écho à des travaux plus frontaux et de grande dimension, ne cesse de décliner les variations, les modulations qui contrarient et, en même temps, donnent forme à cette quête obsessionnelle : une démarche par laquelle le temps se mesure à l'espace. Le temps de l'action de la ligne ou de la couleur répond à celui de la durée et de la répétition par nuances et subtiles modulations qui s'ordonnent ici dans une forme de rituel .
D'une œuvre à l'autre, les limites s'effacent ; des territoires mouvants se cherchent et s'organisent selon des plages musicales qui soulignent la vitalité extrême de cette quête. Le rythme est pulsation ; une vie secrète, en gestation, semble sourdre de ce dépôt incertain de courbes et de sillages comme autant de signes autobiographiques. El l'on suit ce chemin qu'on se surprend désormais à défricher et , alors, comme Anne Pesce, l'on ne voudrait jamais s'arrêter.
M.G

Exposition du 4 mars au 4 juin 2017







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