mercredi 4 février 2015

Il était une fois, la peinture.



 

      Il était une fois, la peinture...

Ça commence bien comme un conte, à l’instar  de ces histoires qui, surgissant de si loin, tapies dans la profondeur des mythes, défient le temps et l'idée même d'une représentation. Le visible est aussi l'idée de l'invisible, ou, pour le moins, du doute qui en résulte.  Car la peinture c'est bien  ce fil continu de l'art depuis Lascaux jusqu'aux graffitis d'aujourd'hui, comme le pinceau fut le double du stylet ou de la plume inscrivant le geste d'écriture. Cette peinture qui tranche dans le vif de la représentation, quitte à se perdre, à s'y dissoudre.
Nier ce fil ou vouloir s’en affranchir c’est rompre le sens qui nous relie à ce fond d’humanité où, l'incertitude se niche, rieuse ou grimaçante. C’est aussi casser ce beau fil d’Ariane qui nous permettait de trouver un chemin, une lumière,  dans les méandres de la pensée et du grand labyrinthe de l’art.
 Il ne s'agit pas de prétendre  que là seul se déroule le parcours de la création d’aujourd’hui, son jeu, ou  son exploration.
 Avec l'art contemporain et l'apparition de nouvelles techniques, c'est tout notre environnement qui a été bouleversé : le clavier se substitue au stylo comme le numérique à l'argentique dans la photographie. Il y a bien sûr  les multiples ressources de la vidéo et de l'informatique. Mais il serait vain de commenter les mutations de l'art à partir des seules possibilités nouvelles qui se présentent à l'artiste, avec souvent l'illusion d'un nouveau langage...
Alors, la peinture (comme la sculpture,  d’ailleurs plus présente car trouvant mieux sa place au sein d' »installations »), vit toujours. Mais si loin des expositions, des musées, des institutions culturelles. Presque honteuse. Ringardisée. Dénoncée par  certains , dans de mauvais procès, où les artistes les moins bons s’arrogent parfois la place des meilleurs...
La peinture,  ne croyons pas qu'elle ait disparu ou qu'elle ne serait plus en phase avec l'homme du XXI siècle ! Ou alors quelle prétention pour celui-ci à ne penser l'Histoire que sans autre perspective que son présent ou que dans un avenir toujours illusoire.
J'aime la peinture. Passionnément. Et je ne peux penser l’art contemporain  que par elle, sachant aussi que sans cet art qu'il crut (?) enterrer,même Duchamp n’aurait pas existé !
Ce conte-là, cette belle histoire de la peinture, n’est pas achevée mais combien de peintres,  en France, se trouvent parfois réduits au silence quand ce n’est pas à l’oubli, parce qu’ils seraient passés de mode, parce que …
Inutile d’instruire de nouveaux procès quand l’objet de cette page est plutôt de rendre hommage à ces peintres, en France, qui m’ont beaucoup donné…

Georges Autard

Bernard Dufour

Catherine Viollet



Chambas


Combas




Christian Bonnefoy

Dominique Gauthier


Vincent Bioulès

Jacqueline Gainon


 
Dominique Thiolat



 
Patrice Giorda


Christian Sorg


Edda Renouf


Vivien Isnard



Tony Soulié

Patrick Lanneau

Serge Plagnol

Philippe Cognée


Sans titre

Denis Laget

François  Boisrond


Eric Dalbis

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